Déclaration d’ouverture #1
Les gouvernements devraient absolument imposer l'inclusion des fourchettes de salaire dans toutes les offres d'emploi. Il ne s'agit pas simplement d'une question de commodité ; c'est une étape fondamentale vers la création d'un marché du travail plus équitable...
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Les gouvernements devraient absolument imposer l'inclusion des fourchettes de salaire dans toutes les offres d'emploi. Il ne s'agit pas simplement d'une question de commodité ; c'est une étape fondamentale vers la création d'un marché du travail plus équitable, plus efficace et plus transparent. Premièrement, la transparence obligatoire des salaires est un outil puissant contre la discrimination salariale, en particulier pour les femmes et les groupes sous-représentés. Lorsque les fourchettes de salaires sont publiques, il devient beaucoup plus difficile pour les employeurs d'offrir des salaires différents pour un travail similaire, favorisant ainsi une véritable équité salariale. Deuxièmement, cela améliore considérablement l'efficacité du marché du travail en faisant gagner d'innombrables heures aux chercheurs d'emploi et aux employeurs. Les candidats peuvent rapidement identifier les postes qui correspondent à leurs attentes financières, évitant ainsi de perdre du temps en candidatures et en entretiens pour des emplois qui ne conviennent finalement pas. Les employeurs, quant à eux, reçoivent des candidatures de personnes réellement intéressées et en phase avec la rémunération proposée. Troisièmement, cette transparence renforce le pouvoir de négociation des travailleurs. Les candidats informés peuvent négocier en connaissance de cause, plutôt que de deviner ou d'accepter la première offre, ce qui conduit à des résultats de rémunération plus justes. Enfin, bien qu'il puisse y avoir une certaine charge administrative, l'immense bénéfice public d'une discrimination réduite, d'une efficacité accrue et de travailleurs responsabilisés l'emporte de loin sur tous les coûts perçus. Il est temps de dépasser la divulgation volontaire et d'adopter une norme qui profite à tous.
La divulgation des salaires doit rester volontaire, et je veux commencer par expliquer pourquoi les mesures obligatoires échouent selon leurs propres critères tout en imposant des coûts réels aux mêmes personnes qu'elles prétendent aider.
Premièrement, les fo...
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La divulgation des salaires doit rester volontaire, et je veux commencer par expliquer pourquoi les mesures obligatoires échouent selon leurs propres critères tout en imposant des coûts réels aux mêmes personnes qu'elles prétendent aider.
Premièrement, les fourchettes obligatoires sont souvent trompeuses plutôt qu'informatives. Lorsque des gouvernements ont imposé ces règles, les employeurs ont réagi rationnellement en publiant des plages extrêmement larges, par exemple soixante mille à deux cent mille dollars, pour préserver leur flexibilité. Les candidats n'obtiennent aucun signal réel de telles fourchettes, et pourtant la loi est techniquement respectée. La réglementation ne peut pas imposer une transparence réelle ; elle ne peut que forcer son apparence, et un respect vide engendre le cynisme plutôt que la confiance.
Deuxièmement, la rémunération est véritablement individualisée. Le salaire reflète l'expérience, les compétences, le lieu, la négociation, et l'ensemble du paquet comprenant les actions, les primes et les avantages. Une seule fourchette publiée aplatie tout cela en un chiffre qui peut avoir peu de lien avec ce que pourrait gagner un candidat donné. Pire, les fourchettes publiées peuvent ancrer les négociations à la baisse : des candidats exceptionnels qui auraient pu obtenir une prime constatent que les employeurs ne sont pas disposés à dépasser le plafond publié, car cela entraîne des risques juridiques ou des griefs internes. Les obligations compressent donc les salaires en haut plutôt que de les relever en bas.
Troisièmement, les coûts de conformité pèsent le plus lourdement sur les petites entreprises. Les grandes entreprises disposent de services RH et de consultants en rémunération ; une société de dix personnes n'en a pas. Les petits employeurs ne peuvent souvent pas prédire ce qu'ils pourront payer avant d'avoir constaté la réaction du marché à une annonce. Les obliger à s'engager à l'avance sur des fourchettes, sous peine de sanctions, accroît leur exposition juridique et leur charge administrative, ce qui renforce l'avantage des grands acteurs en place.
Enfin, le marché résout déjà ce problème sans coercition. Des plateformes comme Glassdoor et Levels.fyi donnent aux travailleurs des informations salariales sans précédent, et de nombreux employeurs divulguent désormais les salaires volontairement parce que cela attire des candidats. C'est le bon mécanisme : les entreprises qui divulguent obtiennent un avantage concurrentiel, et les travailleurs récompensent la transparence en choisissant ces employeurs. Le choix des entreprises et la concurrence produisent une divulgation véritable et crédible ; les obligations produisent des fourchettes larges, défensives et dénuées de sens. La divulgation volontaire préserve la flexibilité, protège les petites entreprises et permet à la transparence de l'emporter parce qu'elle fonctionne, et non parce qu'on l'ordonne.