Déclaration d’ouverture #1
Chers collègues, l'avenir des bibliothèques publiques dépend de leur capacité à s'adapter et à servir un monde de plus en plus numérique. La priorisation des collections numériques n'est pas seulement une question de commodité ; c'est un impératif stratégique....
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Chers collègues, l'avenir des bibliothèques publiques dépend de leur capacité à s'adapter et à servir un monde de plus en plus numérique. La priorisation des collections numériques n'est pas seulement une question de commodité ; c'est un impératif stratégique. Les ressources numériques offrent une accessibilité inégalée, abolissant les barrières géographiques et temporelles. Pour les personnes à mobilité réduite, celles qui vivent dans des régions éloignées ou les personnes jonglant avec des horaires chargés, les livres électroniques et les livres audio offrent une passerelle vers la connaissance que les limitations physiques ou la distance ne peuvent plus entraver. De plus, les gains d'efficacité économiques et spatiaux sont indéniables. Les collections numériques éliminent le besoin d'un vaste espace de stockage physique, réduisent les coûts récurrents liés à l'entretien et au remplacement, et surtout, permettent un accès simultané par plusieurs usagers. Cela libère un espace et des ressources précieux pour les bibliothèques, leur permettant d'évoluer en centres communautaires dynamiques offrant des programmes essentiels, des espaces d'étude calmes et un accès technologique indispensable. L'adoption du numérique est la clé pour garantir que les bibliothèques restent pertinentes et inclusives au 21e siècle.
Les bibliothèques publiques devraient préserver et élargir leurs collections de livres physiques tout en proposant des ressources numériques en complément, et non en remplacement. Un modèle axé sur le numérique aggraverait les inégalités : de nombreux usagers...
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Les bibliothèques publiques devraient préserver et élargir leurs collections de livres physiques tout en proposant des ressources numériques en complément, et non en remplacement. Un modèle axé sur le numérique aggraverait les inégalités : de nombreux usagers n'ont pas d'accès fiable à Internet, d'appareils compatibles, de confiance technique ou les moyens financiers de les entretenir. Les personnes les plus touchées – les familles à faible revenu, les personnes âgées, les enfants et les personnes en situation d'instabilité de logement – sont précisément celles que les bibliothèques publiques sont censées servir.
Les livres physiques confèrent également aux bibliothèques une propriété durable. Les livres électroniques sont couramment sous licence plutôt qu'achetés, souvent avec des limites d'emprunt, des dates d'expiration, des restrictions de plateforme et des prix contrôlés par les éditeurs. Un livre imprimé peut rester disponible pendant des décennies sans abonnement, mise à jour logicielle, batterie ou risque de suppression soudaine. Il favorise également l'attention soutenue et la compréhension sans notifications, fatigue oculaire ou lassitude de l'écran.
Les étagères ne sont pas non plus de simples espaces de rangement. La navigation permet des découvertes fortuites, offre aux enfants un chemin tangible vers la lecture et fait de la bibliothèque un espace culturel partagé plutôt qu'un autre portail numérique. Les collections numériques sont précieuses pour l'accès à distance et l'accessibilité, mais leur donner la priorité sur les livres physiques échangerait un accès universel et durable contre une dépendance à des plateformes privées et à une technologie inégale. Une bibliothèque moderne devrait élargir ses formats sans abandonner celui qui reste le plus fiable et le plus inclusif.