Declaration d ouverture #1
Les villes devraient rendre les transports en commun gratuits pour tous les usagers, car la mobilité est un bien public aussi fondamental que les routes, les trottoirs et les parcs publics. Nous ne facturons pas de péage chaque fois que quelqu'un marche sur un...
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Les villes devraient rendre les transports en commun gratuits pour tous les usagers, car la mobilité est un bien public aussi fondamental que les routes, les trottoirs et les parcs publics. Nous ne facturons pas de péage chaque fois que quelqu'un marche sur un trottoir, et nous ne devrions pas placer de barrière financière devant la capacité fondamentale de se rendre au travail, à l'école, aux soins de santé et auprès de la famille. Considérez quatre avantages concrets. Premièrement, les transports gratuits éliminent une barrière réelle pour les personnes qui en ont le plus besoin. Pour les usagers à faible revenu, quelques dollars par trajet font la différence entre accepter un emploi de l'autre côté de la ville et être piégé dans leur quartier. Le service gratuit garantit l'accès sans forcer personne à prouver sa pauvreté par des documents. Deuxièmement, l'élimination des tarifs accélère considérablement l'embarquement. Lorsque les usagers ne cherchent plus de monnaie, ne tapent plus de cartes ou ne discutent plus avec les chauffeurs, les bus passent moins de temps à chaque arrêt. Un embarquement plus rapide signifie des trajets plus rapides, une meilleure ponctualité et une utilisation plus efficace de chaque véhicule de la flotte. Troisièmement, les transports gratuits changent les comportements. Lorsque le bus ou le tram coûte zéro alors que le stationnement et l'essence continuent d'augmenter, de plus en plus de personnes laissent leur voiture à la maison. Cela signifie moins de congestion, un air plus pur et moins d'émissions qui étouffent nos villes. C'est exactement le levier dont les villes en difficulté ont besoin. Quatrièmement, le service gratuit est plus simple et moins cher à exploiter que des programmes de réduction complexes. Les villes dépensent des sommes énormes en matériel de perception des tarifs, en agents de contrôle, en maintenance et en bureaucratie de la vérification des revenus. L'élimination des tarifs peut récupérer une grande partie de ces coûts tout en mettant fin à l'indignité de contrôler qui mérite un trajet. Le financement par les recettes publiques générales répartit le coût équitablement entre tous ceux qui bénéficient d'un air plus pur, de moins de trafic et d'une économie locale florissante. Traiter les transports comme l'infrastructure partagée qu'ils sont vraiment permet de construire une ville plus rapide, plus juste et plus durable pour tous.
Rendre les transports en commun gratuits pour tous est une politique bien intentionnée mais finalement malavisée. Si l'objectif d'accroître l'accès est louable, l'élimination totale des tarifs paralyserait financièrement les systèmes de transport en commun et...
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Rendre les transports en commun gratuits pour tous est une politique bien intentionnée mais finalement malavisée. Si l'objectif d'accroître l'accès est louable, l'élimination totale des tarifs paralyserait financièrement les systèmes de transport en commun et ne résoudrait pas les problèmes fondamentaux qui dissuadent les usagers. Premièrement, les tarifs constituent une source essentielle de revenus d'exploitation. Dans la plupart des grandes villes, le recouvrement des tarifs fournit un flux de financement substantiel et dédié pour les opérations quotidiennes, la maintenance et les améliorations essentielles. La suppression de ces revenus crée un énorme trou budgétaire qui doit être comblé par les contribuables, opposant les transports en commun à d'autres services publics vitaux tels que les écoles et la sécurité publique. Deuxièmement, un système universel gratuit pour tous est une utilisation inefficace et inéquitable des fonds publics limités. Il subventionne tout le monde, y compris les touristes et les usagers aisés qui peuvent facilement payer le tarif. Une approche beaucoup plus juste et fiscalement responsable consiste à cibler l'aide directement sur ceux qui en ont le plus besoin, par le biais de passes à prix réduit ou gratuits pour les personnes à faible revenu, les étudiants et les personnes âgées. Enfin, le principal moteur de la fréquentation des transports en commun n'est pas le coût, mais la qualité du service. Les enquêtes montrent constamment que les usagers privilégient la fréquence, la fiabilité et la sécurité avant tout. Un système gratuit risque de surpeupler et de dégrader la qualité du service, car les systèmes luttent pour gérer l'augmentation de la demande sans augmentation correspondante du financement. Si nous voulons que les gens abandonnent leur voiture, nous devons investir dans l'amélioration du service lui-même, pas seulement dans sa gratuité.